FABIUS MINISTRE, ON REVE...
Qu’on fasse partie du camp des amers déçus ou des vainqueurs optimistes, nous vivons, au terme d’une campagne un tantinet racoleuse mais finalement passionnante, une alternance politique toujours saine pour la démocratie. Le nouveau président, largement sous estimé, bien moins mou qu’on ne le pensait, s’est avéré un stratège hors pair. Un par un, il a défait tous ses adversaires, jusqu’au dernier, le soir du 6 mai. Pour rassembler son camp à l’issu des primaires, il a oublié tous les coups bas, les phrases assassines et méprisantes dont il a été souvent victime avant d’être officiellement désigné candidat. « Ne rien relever, ne rien oublier » semble être sa façon de procéder. De plus, l’homme est sans doute véritablement « gentil » (ça change) et saura pardonner à la plupart de ses vrais amis. Passe encore pour Moscovici, Aubry, Montebourg, Hamon, qui n’ont pas toujours été tendres, mais que dire de l’ex plus jeune ministre de France, aujourd’hui en passe de devenir vieux con du PS. Laurent Fabius, surdoué bien né, Giscard de gauche (pour la coiffure et le QI XL), baron de la gauche caviar, leader noniste de circonstance lors du référendum sur la constitution européenne aux côtés de Mélenchon, ex de Carla Bruni, toujours extrêmement content de lui, amateur de femmes, d’art, de chevaux et de décapotables, est quand même celui qui a affiché (au PS) le plus grand mépris pour le néo-président normal. C’est à lui qu’il doit le patronyme imagé de « fraise de bois » et la maxime devenue célèbre avant les primaires « Hollande président, on rêve ?»
Certes, après les primaires, il a vite oublié ces jugements définitifs pour rallier l’impétrant avec une dévotion courtisane qui a cruellement fait défaut à Ségolène en 2007. Auteur de l’agenda des 100 premiers jours du nouveau président et contradicteur lors d’un débat peu glorieux face au candidat sortant, il se voit aujourd’hui comme un acteur essentiel de la victoire et revendique haut et fort (sur France 2 le 6 mai) le quai d’Orsay. Ben voyons ! Espérons que sur les 16 ministres qui devront être nommés, (8 masculins si la parité promise est appliquée), François Hollande trouvera d’autres talents à promouvoir que ceux, certes incontestables, de certains mâles dominants du PS, un peu trop marqués par l’histoire. Nous ressortir Fabius ou Lang (déjà qu’on va avoir droit à Aubry) serait finalement un signe assez négatif envoyé à l’électorat bobo. Le changement, c’est peut être maintenant, mais Fabius n'en est pas vraiment le meilleur symbole. « Moi, Président de la République », je ferais un autre choix… On verra bien.
Posté le 09 Mai 2012
ABSTENTION LES DEGATS
C’est vrai, on a le droit de ne pas être passionné par cette élection présidentielle : le réalisme consensuel et peut-être mollasson de François Hollande, n’incite pas franchement au rêve français qu’il souhaite pourtant remettre au goût du jour ; les gesticulations infantiles du président sortant, qui n’en finit plus de dire tout et son contraire avec une arrogance incroyable ; le néo-communisme lyrique de JL Mélenchon, qui prête au mieux à sourire ; le naufrage annoncé (sur ce blog) d’Eva Joly et malheureusement des idées écologiques ; la solitude presque pathétique de François Bayrou ; la relève Le Pen en jupe bleu marine, qui séduirait 25 % des jeunes (on rêve) et le grand n’importe quoi des Small candidats. On se demande encore comment un Jacques Cheminade a pu obtenir ses signatures, là où un De Villepin a échoué (le manque de c…., sans doute).
Les sondages à J-10 laissent planer encore quelques doutes quand à l’ordre d’arrivée des 4 premiers, mais ne laissent plus beaucoup d’espoir pour le second tour aux troupes sarkozystes, qui semblent même à court d’arguments outranciers (c’est vrai, ils ont déjà tout essayé).
Mais un autre sondage est bien plus inquiétant. L’abstention pour ce premier tour pourrait dépasser les 25 %. Du jamais vu pour le scrutin suprême et un nouveau signe inquiétant pour notre démocratie souffreteuse. Si aujourd’hui, même la désignation du chef de l’état n’intéresse plus un bon tiers de nos compatriotes en âge de voter, que va t-il advenir demain, des élections régionales ou cantonales, ou européennes ? 10 % des électeurs se déplaceront aux urnes et décideront pour les autres ? Les élections libres et le suffrage universel sont des droits acquis de haute lutte pour les hommes et (plus récemment) les femmes de ce pays. Un privilège que nous envient bien des contrées (demandez à l’opposition Syrienne, aux Maliens, aux Coréens du Nord… ). Alors certes, tous les abstentionnistes ont une bonne raison de le faire. Beaucoup ne croient plus du tout dans la politique, (mais en Dieu, Allah, l’astrologie, Alain Minc, Ducan ou les médecines parallèles, ça oui), certains ne sont même pas inscrits sur les listes électorales, (c’est vrai que c’est très compliqué, beaucoup plus que de passer d’Orange à Free, par exemple), d’autres n’y comprennent rien (pourtant, certains candidats font tout pour se mettre au niveau), certains n’en ont rien à cirer (à l’heure où la téléréalité la plus crasse triomphe sur la TNT, on découvre effectivement que les préoccupations de nos contemporains ont vachement évoluées), d’autres votent, mais blanc (on est bien avancé)…
Faire un choix, ce n’est pourtant pas si compliqué. Pas forcement le meilleur peut-être, mais le moins pire. Un acte citoyen, responsable, désintéressé, résultant d’une « réflexion » personnelle pour l’avenir de son pays et accessoirement de ses enfants, ça vaut le coup de sacrifier un petit moment le dimanche après midi, que l’on va passer à glander de toute manière. L’abstentionnisme, c’est ni plus ni moins la négation du peuple souverain. Si ça n’est plus le peuple tout entier qui décide. Qui va décider pour vous ? A l’heure où une majorité de nos contemporains ne peut plus vivre sans s’afficher sur les réseaux sociaux, un peu d’engagement, de conviction, voire de militantisme ne serait pas forcément superflu. Abstention, piège à ……….. !
Posté le 11 Avril 2012
ELOGE DU FREE MOVING
A l’heure du litre d’essence à 2 euros, de l’asphyxie de nos artères urbaines au sens propre et figuré, qu’il est jouissif de pouvoir s’affranchir de l’automobile ! Adeptes du vélo en ville depuis plus de 15 ans, bien avant Vélo’V et consorts et avant que celui-ci devienne un accessoire de mode vintage, nous avons su ériger le déplacement propre en véritable life-style. En vélo, voire en courant (la douche est cependant nécessaire à l’arrivée) le gain est immense en terme de temps gagné (globalement le rapport est de 1 à 5), ainsi que de liberté retrouvée et de bien–être ressenti. Le Free mover est un surfer urbain, ivre de sensations et de vitesse. Certes, il est bon d’agrémenter ce style de mobilité avec la condition physique qui va avec. Mais finalement, l’usage créé les moyens.
Et vous, êtes-vous un free-mover ? Tour d’horizon des qualités requises :
Le free mover n’a plus peur des voitures, c’est lui qui terrorise les automobilistes.
Le free mover adopte sans complexe les principes du nouveau code de la rue (pas encore en vigueur en France). Il prend les sens interdits et tourne à droite même quand le feu est rouge. (ca énerve beaucoup les automobilistes, coincés dans leurs convenances.)
Le free mover prend quelques libertés avec le nouveau code de la rue. (pas encore en vigueur en France - Rappel). Il grille la plupart des feux sans prendre trop de risques, double les voitures par la gauche ou la droite et prend parfois un trottoir quand l’itinéraire l’exige.
Le free mover n’utilise pas de vélo ostentatoire pour ne pas tenter le délinquant qui rôde. Il recycle un vieux modèle 70’, (seul les vrais connaisseurs regardent l’objet avec concupiscence) équipé en mono vitesse ou en fixie et armé pour la ville : Pneus robustes, roues antivol, cintre très étroit pour se glisser dans la circulation, système antivol léger mais efficace…
Le free mover aime les défis : griller un feu devant une brigade de policiers municipaux eux-même à vélo… Faire la course avec un cycliste équipé fluo Tour de France, un kakou bourré en VéloV, ou un bobo en vélo électrique, faire du sur-place au feu (il arrive qu'on s'y arrête quand même) sans mettre le pied à terre, se déplacer en conditions extrêmes (température très négative, pluie, neige…)
Le free mover se méfie des portières qui s’ouvrent, des rétros, des angles morts, des PM en scooters, des tessons de bouteilles, des bus qui quittent leur arrêt, des rails de tram et des plaques d’égouts humides, des crottes de chiens, des automobilistes bourrins, (nombreux) et justiciers.
Le Free mover évite le casque (de vélo) et le casque (audio), les pinces à vélo, le gilet de sécurité jaune, le périph, une chaine trop graissée, le jean taille (trop) basse, les rues trop piétonnes, les lunettes de soleil trop « sport », le pantalon dans les chaussettes (le top est de faire un revers à la jambe droite de son jean)…
Le Free mover respecte presque tous les piétons, les autres cyclistes, le parquet de son appart, les principes républicains et son corps.
La liberté à un prix. Le free mover prend effectivement plus de risques que le sédentaire. (encore que, sur la durée…), il se caille les c… 4 mois par an , arrive quelquefois trempé au bureau et se prend des petites suées par grande canicule. Mais, tout sens en éveil, planant telle une hirondelle au dessus de l’encombrement viscéral de nos cités, il est aujourd’hui l’animalus urbanus le plus rapide qui soit. Laissez-vous tenter.
A ce propos, on ne peut résister au plaisir de vous dévoiler notre petit dernier : Single speed sur cadre acier seventies certifié, freins Mafac tirage central d’origine, redesign cosigné Extra/Dead is Hype, spécialistes de la restauration vintage avec matos de récup. Trop beau, non ?
Posté le 20 Mars 2012
LE BOUT DE LA PISTE
La plus mauvaise nouvelle du week-end n’était ni la défaite du 15 de France contre la perfide Albion, ni l’absence de Borloo à Villepinte, ni les 5 kilos repris par F. Hollande (Vu ce qu’il a ingurgité au salon de l’agriculture, c’est un moindre mal), mais la disparition à 74 ans de Jean Giraud, des suites d’un cancer. Pour ceux qui l’ignoraient encore, Jean Giraud, alias Gir, Alias Moebius, n’était autre que notre plus génial concepteur de bande dessinée de ces 40 dernières années. Considéré comme un maître absolu par ses pairs, artiste reconnu dans le monde entier, il avait su conjuguer durant près d'un demi-siècle classicisme inspiré et expérimentation sous acide. De la saga «Blueberry», sommet du western réaliste, réalisée sous la casquette « Gir », aux contrées vierges de l’Incal, sous la casquette Moebius, Jean Giraud a su passionner des générations de lecteurs, pas forcément bédéphiles d’ailleurs. Sans oublier ses nombreuses collaborations avec le cinéma : «Tron», « Abyss», «Alien» ou «le Cinquième Elément». La bande décimée, titrait ce matin libé ? C’est un peu ça. Sûr que le spectre aux bulles d’or viendra longtemps hanter nos nuits.
Posté le 12 Mars 2012
FOOTAGE de G....
Je n’apprécie pas le foot et franchement, je n’y comprends pas grand-chose. En revanche, on aura bien compris que la proposition d’un candidat à la présidentielle de créer une nouvelle tranche d’imposition au delà d’un million d’euros annuels avait mis le football professionnel en émoi et notamment indigné 110 joueurs de ligue 1 concernés par cette mesure éventuelle. Même David Douillet, un des meilleurs ministres des sports que l’on ait eu depuis longtemps, pointe un danger majeur pour l’économie française si d’aventure quelques milliardaires en short, exemples de réussite édifiants pour nos jeunes, quittaient la mère patrie pour jouer dans un club qatari. (cela dit, il paraît qu’il y a aussi des clubs qatari en France). Prenons le cas de l’Olympique lyonnais par exemple, où la majorité des joueurs dépassent largement le million annuel. Certains touchent même plus de quatre millions chaque année. Si, si…On peut citer par exemple, Yoann Gourcuff, pointé à la 8e place du classement de "L’Equipe Mag" des sportifs français les mieux payés, Lisandro Lopez, ou encore Cris. Selon les derniers chiffres connus, la masse salariale de l'OL dépasserait 110.000 millions d'euros. (ca les regarde). Seulement voilà, le temps où Lyon écrasait tout sur son passage est bien loin. Leur dernière prestation face à la modeste équipe chypriote de l’Apoel Nicosie laisse les aficionados pantois. Lors du tirage au sort de ces 8ème de finale de la Ligue des champions, on se souvient que les connaisseurs se félicitaient de la baraka des Lyonnais d’être tombés sur cette équipe de sous-developpés, (presque des grecs, en somme), dont ils ne feraient qu’une bouchée. Dommage, mais les stars de Gerland n'ont rien pu faire contre leurs adversaires chypriotes, dont le salaire annuel moyen ne dépasse pas les 250 000 euros, (une misère).
Un cruel manque de motivation, soulignent les observateurs et le Président Aulas. Sans doute, sans doute... Les pauvres joueurs lyonnais, encore sur le coup de l’annonce populiste du candidat flou et favori, (et qui de plus avait eu l’outre-cuidance d’organiser son grand meeting lyonnais juste en face de leur terrain d’entrainement. Provocation insupportable !!) n’avaient pas la tête à disputer un match dont l’enjeu ne prive finalement leur club que de quelques dizaines de millions de recettes.
Bon, nous n’avons pas de conseils à donner à JM Aulas. Mais laisser partir quelques-uns de ces contribuables anti-français et recruter les meilleurs joueurs Chypriotes, quite à doubler leur salaire actuel, serait encore une bonne affaire.
Posté le 08 Mars 2012
PIGALLE
Nike présente en collaboration avec le collectif Pigalle Paris et Amateur Basketball un spot magnifique mettant en avant l’état d’esprit et la qualité de l’équipe de la Goutte d’Or. Paul Geusebroek signe ici une réalisation soignée, autour d’images de la capitale.
A voir sur : http://vimeo.com/37302066
Posté le 05 Mars 2012
LA LUTTE CONTRE LE TEMPS
Voilà une nouvelle information qui devrait rassurer tous ceux qui pensent avoir passé l’âge de réaliser des performances sportives. Même N. Sarkozy, si par malheur ce dernier n’était pas réélu, pourrait à 57 ans à peine, se consacrer pleinement à ses deux activités sportives préférées : A savoir le cyclisme (nous en avons déjà parlé sur ce blog) et la course à pied (et peux être même taper François Fillon, voire Villepin dans les allées du Bois de Boulogne). Car les quinquas feraient aujourd’hui presque office de jeunots, maintenant que les centenaires se mettent à truster les colonnes de l’Equipe.
On se souvient déjà que Fauja Singh, un britannique d'origine indienne, avait été le premier centenaire à boucler un marathon à Toronto fin 2011, en un peu plus de huit heures, se classant à la 3 849e place. Le coureur enturbanné avait commencé à courir il y a environ vingt ans, (à 80 ans, donc…), à la mort de sa femme. Le mariage est souvent, il faut bien l’avouer, un obstacle à l’entraînement.
Dernièrement, tenez-vous bien, Robert Marchand, cycliste de 101 ans, a établi le premier record de l'heure dans sa catégorie d'âge sur la piste du vélodrome d'Aigle, dans le canton de Vaud, en parcourant 24, 250 km. « J'aurais pu aller plus vite mais je n'ai pas voulu", a déclaré le héros du jour à l'arrivée, à peine essoufflé une heure après s'être élancé sur la piste du vélodrome, à 11h15 GMT, applaudi par ses supporters. Le vénérable vétéran, (V12 ?) qui a ainsi établi la meilleure performance mondiale de l'heure dans la nouvelle catégorie "Masters des plus de 100 ans", devrait voir son exploit officialisé par l'UCI. Né en 1911 à Amiens, celui qui est aujourd’hui le doyen hors-catégorie de tous les cyclistes amateurs, ne s'est consacré sérieusement au vélo que sur le tard, à... 78 ans. Il "s'entraîne tous les jours, n'a jamais fumé, boit parfois un peu d'alcool mais sans aucun excès", a-t-il encore révélé. Le vétéran d’exception a relevé d'autres défis sportifs ces dernières 25 années. En 1998, à 87 ans, il a disputé la classique Paris-Roubaix avec les cyclos et le jour de ses 100 ans a accompli 23,2 km dans l'heure sur home-trainer. Il est également devenu un habitué de l'Ardéchoise à laquelle il aura aura participé une douzaine de fois entre 88 ans et 100 ans.
L’histoire ne dit pas si Robert a subi un contrôle anti dopage à l’issu de son exploit. C’est vrai qu’à cet âge canonique, il devient parfois compliqué d’uriner à la demande.
Posté le 20 Février 2012
BACK TO THE FUTURE
Décidément, on a bien du mal à se sortir de ces années vintage. Aujourd’hui, c’est la campagne présidentielle qui nous la rejoue 1981. Evidemment, le décor a changé mais, 30 ans plus tard, certains protagonistes font tout pour coller à leur modèle. François Hollande, même s’il s’en défend, nous rappelle quand même beaucoup l’autre François : Mitterrand. (en plus sympa, il faut l’admettre). La gestuelle et le verbe sont en tout cas travaillés dans ce sens. Espérons, s’il est élu, qu’il sera plus rigoureux question dépenses publiques et qu’il nous fera grâce de la grotesque cérémonie du Panthéon. De plus, il incarne malgré lui (ou stratégiquement) "la force tranquille", le fameux slogan soit disant créé par Séguéla lui-même, à l’époque où il n’était pas spécialisé dans la fourniture de montres et d’épouses de luxe au champion de la droite. On ne l’entend pas beaucoup celui-là en ce moment. (ca nous repose). Sent-il le vent tourner ?
Le tribun Mélenchon semble être quant à lui la pure réincarnation de Georges Marchais. Un ex-socialiste qui tente de ressusciter le PC à coup de formules chocs d’un autre âge, alors que c’est Mitterrand qui a commencé leur mise à mort en 1981… quel clin d’œil à l’histoire, tout de même!
Et maintenant N. Sarkozy nous ressort « la France Forte », le slogan de Giscard en 1981, de façon presque psychanalytique. Déjà battu, le sortant, ou carrément audacieux ? Certes, le fond de l’affiche a changé. On a troqué le paysage industriel post punk pour une mer d’huile. Visuel prémonitoire d’un naufrage annoncé ?
Déjà en 1981, l’autre Le Pen avait du mal à réunir les 500 signatures (Il n’y est pas parvenu d’ailleurs et n’a pas pu se présenter). Nos deux ralliés récents avaient aussi leur mentors : Morin, c’est un peu notre Debré actuel et Boutin, notre Marie France Garaud. Dominique de Villepin pourrait facilement incarner le Chirac fougueux de 1981, même si, évidemment, il sera bien loin de faire le même score. Même les écolos se font un remake. Le parti vert de l’époque pensait d’abord prendre la commandant Cousteau comme candidat (véridique !). Finalement ils choisirent Brice Lalonde, OVNI écologiste qui fit presque 4 %. En 2012, l’histoire se répète. Ils ont préféré Eva Joly à Nicolas Hulot et ce n’est même pas sûr qu’elle fasse mieux que Brice Lalonde. Côté Lutte Ouvrière, (la lutte pour le grand soir des travailleurs et yeuses spoliés par le patronat sans scrupule et le grand capital sans frontière.) Nathalie Arthaud a remplacé Arlette. Elle lui ressemble tellement qu’un mec qui sortirait de 30 ans de coma, ne verrait même pas la différence. Dupont-Aignan, lui, n’avait pas de modèle en 1981. En 1881, sûrement. Reste le chaînon manquant Bayrou, qui n’avait pas son équivalent à l’époque, puisque les centristes d’alors étaient incarnés par l’UDF, qui était au pouvoir. Disons que lui pourrait être notre Coluche de 2012. Il est souvent très drôle aussi.
Par conséquent, tout semble limpide. Le 6 mai au soir, comme il y a 30 ans, les vainqueurs iront klaxonner dans les rues toute la nuit, fêtant dans l’allégresse et la bière l’arrivée du grand changement tant attendu. J’ai peur qu’ils soient un peu déçus. Le Fouquet’s sera exceptionnellement fermé tandis que les nantis iront planquer leur argent en Suisse (comment ça c’est déjà fait ?).
Pour ce qui est du rêve d’avenir, en revanche, on ne sait plus vraiment qui l’incarne aujourd’hui. Remarquez que ce n’est pas plus mal. Quand l'électeur aura fini de croire au Père noël, il retournera voter en connaissance de cause et laissera le gouvernement élu… gouverner sans descendre dans la rue à la moindre contrariété. La démocratie, en quelque sorte.
Posté le 17 Février 2012
EXTRA WAKE
Andy Hurdman est un professionnel du Wakeboarding. UpDown Productions nous propose de découvrir le talent de ce sportif en plein milieu de l’Alaska. Le résultat en vidéo est splendide, avec des paysages d’une beauté incroyable.
Posté le 03 Février 2012
SUSAN KARE_2D NOSTALGIE
Ceci n'est pas un hommage au défunt Steeve Job mais un rappel, une nostalgie des premières polices et autres pictogrammes créés par Susan Kare, graphiste de son état, pour la marque à la pomme. Elle a réalisé les premières icônes pour Macintosh. Ses icônes en 2D ont été remplacé par de nouvelles versions en 3D. Nous chez Extra on aime bien la 2D.
A voir posters : http://www.kareprints.com/
Posté le 23 Janvier 2012
DANNY BONDISSANT
Le roi Danny a encore frappé.
Non content de taper des tricks d'extraterrestre, il ajoute des prises de vues splendides associées à des couleurs flashy, une musique qui colle à la vidéo (Ben Howard - The wolves pour ceux et celles que sont intéressés). Bref, Danny Macaskill est encore loin devant tout le monde dans le microcosme du vélo trial.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ShbC5yVqOdI
Posté le 20 Janvier 2012
70's, ET LA COULEUR FUT.
Le nouvel Obs consacrait dernièrement un dossier très fouillé aux mythiques années 60. Nés trop tard pour profiter de cette époque aujourd’hui lointaine en noir et blanc, ceux de ma génération ont certes raté les Beatles en live et les AG à la Sorbonne, mais en revanche, la décennie qui a suivi nous a bien marqué aussi, à tout point de vue, et pour longtemps.
Fascinante période que ces seventies, coincée entre l’apparition de la pilule et celle du SIDA, entre De Gaulle et Mitterrand, entre la HI-FI et le magnétoscope. Tandis que nos télés prenaient progressivement des couleurs, je soignais mon acné en jouant au Rubik’s cube ou au Tac'au Tac 2 Boules sur mon premier skate board, ayant définitivement laissé mon petit frère compléter ma collec Panini.
Musicalement tout d’abord, se prendre en pleine face durant son adolescence, le hard rock première génération, le glam rock, le disco, le punk, le reggae, Patrick Topaloff et les Carpentiers, vous façonne l’oreille pour longtemps et vous évite de basculer définitivement dans le monde adulte.
D’un point de vue mode, même combat : avoir traversé les années 70 en patte d’eph en velours, Clarks, chemises improbable à col psychédélique sur sous-pull marron et coiffure playmobil vous arme pour oser tous les styles (et notamment les années 80, pas mal aussi dans leur genre). Feuilleter les albums photos de l’époque, ne vous rend pas forcément nostalgique…
Au niveau sport et du Cyclisme, bien sûr, que dire de cette décennie héroïque, qui a vu le règne et le déclin du dieu vivant Merckx. Maillot jaune en laine Molteni, cadre orange, à l’attaque tous les jours… Ne cherchez pas, on n’a jamais fait mieux depuis. Même le foot, avec la saga de l’AS St Etienne, était passionnant, c’est dire…
Et le Cinéma… jamais le cinéma Français n’avait été plus drôle, il faut bien l’admettre : du Distrait de Pierre Richard (qui m’a valu un surnom et peut-être une certaine vocation pour la pub), à la provoc anti-cléricale de Jean Yanne et les quadras filmés par Yves Robert… (vous avez dit influence). On a tous un faible pour les bourgeois pompidoliens de Claude Sautet, une gauloise à chaque plan et ses ambiances brasseries irrespirables… quelle époque quand même, où l’on pouvait conduire bourré une R16 à 120 sur une départementale, sans ceinture et la clope au bec. Le panorama ne serait pas complet sans évoquer Bruce Lee, le maître du kung-fu avec son pyjama jaune, le survet à capuche gris de Rocky et dans un autre genre, le jeu léger de Brigitte Lahaie, actrice « légère » qui m’a permis de prendre véritablement ma libido en main.
Politiquement aussi, cette décennie fut haletante. Les présidents mouraient en direct aux Dossiers de l’écran, Les premiers ministres osaient démissionner ; Mitterrand dont les dents n’avaient pas encore été limées sur les conseils de Séguéla, se faisait voler la vedette par un Giscard fringuant, au cours d’une campagne à l’américaine, pleine d’accordéon et d’optimiste. VGE, le premier président tout en couleur, la mèche rebelle et la Rancho Sport avec Anémone en fuseau à Courchevel… Rendons à César ce qui est à Giscard, ce septennat finalement audacieux nous a permis de voter à 18 ans, et de voir une Simone Veil sublime défier à l’assemblée des siècles de machisme. On n’avait déjà plus beaucoup de pétrole mais vachement d’idées, notamment celle de construire des centrales nucléaires partout, des autoroutes et d’exproprier les paysans du Larzac. Avec une croissance à 5% et un PC à 18 %, on n’était pas inquiet pour l’avenir, contrairement à Roger Gicquel.
Pendant ce temps là, en 1974 (à 19 ans...) Nicolas Sarkozy fait déjà de la politique. Il milite alors pour l'élection de Chaban à la présidence se la République. (toujours dans les bons coups..).Devenu délégué départemental des jeunes UDR des Hauts de Seine, il participe au grand congrès de Nice de juin 1975 destiné à rallier Giscard aux gaullistes, alors majoritaires au Parlement. (Ca n’a pas marché non plus). Dans son premier discours, ovationné et remarqué entre autres par Charles Pasqua, il lance : « Être jeune gaulliste, c'est être révolutionnaire ». Visionnaire, ça se saurait.
En évoquant cette décennie résolument optimiste, on se rend compte que l’optimisme, justement, c’est peut-être ce qui nous manque le plus en ce début d’année. Que les candidats de tout bord, à défaut d’être « révolutionnaires », nous rendent déjà le sourire.
Posté le 02 Janvier 2012
EXTRA-SICS
Une même passion et un même engagement indéfectible à leur sport. La nouvelle campagne de marque ASICS, "Made of Sport» regroupe des athlètes de tous les jours et des professionnels. Différents niveaux, des distances et des temps ou pas de temps… de la passion et de l'émotion. Du dépassement et du plaisir. De belles images. Chez Extra, on aime.
Posté le 26 Décembre 2011
UN PETIT T(RAIL) ?
C’est fou comme cette société moderne a le don de stigmatiser différentes catégories de citoyens. Après les fumeurs, les gros, les addicts sexuels, les lecteurs de Guillaume Musso et de Marc Levy, les quinquagénaires sans Rolex, les propriétaires de 4x4, les fonctionnaires en arrêt maladie…, voici qu’on montre du doigt les sportifs un peu barrés. Commentant le cas de ce cadre de 44 ans, qui enchaînait près de 25 heures de footing par semaine et qui est désormais suivi par un psychiatre pour se soigner, (c’est vrai que c’est beaucoup, mais un triathlète longue distance fait bien plus que ça), de nombreux spécialistes constatent que cette dépendance a fait une forte irruption dans les centres d'addictologie depuis le début des années 2000, au même titre que d'autres addictions dites « sans substance », comme les jeux d'argent ou les jeux vidéo.
Selon le Centre d'études et de recherche en psychopathologie de Toulouse (CERPP), l'addiction au sport est : « Un besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d'obtenir des gratifications immédiates et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale.» Waourff !
On ne peut cependant pas définir un individu comme “ addict ” en fonction du nombre d'heures qu'il consacre à son sport. C'est davantage le rapport à l'activité physique en question qui poserait problème. Quand faire du sport devient une obsession, il y aurait alors dépendance.
Certes, mais on peut citer d’autres obsessions de nos contemporains, qui n’ont encore fait l’objet d’une étude sur l’addiction. On pense, of course, à l’argent, la quête du matériel, la réussite professionnelle, la reconnaissance sociale, les réseaux sociaux, les Smartphones, la bouffe,… aucune de ces personnes n’est encore considérée comme malade et pourtant…
Cette nouvelle « pathologie » a cependant longtemps été jugée positive. Pratiquer un sport était jusqu’à aujourd’hui valorisé et plutôt valorisant. Mais, grâce aux progrès de la science, on sait aujourd'hui heureusement que cette dépendance occasionne chez l'individu des souffrances aussi désastreuses qu'une addiction “ classique ” : Etat dépressif en cas de sevrage, comportement « jusqu'au-boutiste » occasionnant des blessures graves voire irréversibles, délaissement de la vie familiale et professionnelle conduisant « parfois » à des divorces et à des pertes d'emploi, …
Particulièrement touchés, les sportifs pratiquant une activité d'endurance ou obéissant à des séances d'entraînement très stéréotypées comme le vélo ou la course à pied (tiens donc). L'addiction conduit surtout ces personnes (vous en connaissez surement) à aller toujours plus loin, toujours plus fort, quite à prendre des risques importants pour leur santé et of course en ayant parfois recours à des produits dopants pour tenir le coup.
Seule constante, tous cherchent à valoriser leur image à travers le sport. Pratiquer une activité physique avec excès est un moyen pour eux d'augmenter leur estime d'eux-mêmes, de combler un vide affectif et/ou de modifier leur apparence corporelle… Toujours d’après ces spécialistes, cette addiction touche souvent des personnes rigides, perfectionnistes, qui surinvestissent dans le sport pour faire face à un stress, à une image d'elles-mêmes qui ne les satisfait pas…
L'addiction serait ainsi une réponse à la culture de la performance, aux sollicitations compétitives ou aux insatisfactions récurrentes de la vie sociale.
De plus il semblerait, d’après ces spécialistes, qu’il est très difficile d'en sortir et que les cas de rechute sont courants. Le cas cité en début de post en témoigne :
« Les premiers mois ont été très compliqués et très pénibles. Après avoir arrêté, j'ai connu une forte dépression. Il est difficile de prendre conscience que l'on est bel et bien malade. C'est quelque chose de très dur à accepter. J’ai beaucoup de mal de devoir abandonner à jamais toute pratique sportive afin d'éviter une rechute… »
Déjà qu’on est pas bien sûr qu’il soit guéri, je me demande même s’il n’est pas encore plus malade qu’auparavant. Personnellement, je refuse de me soigner!
Pour les autres, vous voilà prévenus…
Posté le 21 Décembre 2011
LOGORAMA
Quand notre amour des marques devient un film oscarisé. Dans un Los Angeles entièrement constitué de logos, deux Bibendums policiers engagent une course-poursuite avec Ronald Mc Donald, un trafiquant d'armes. Lorsque ce dernier a un accident, il prend en otage un enfant et se réfugie dans un restaurant, avant qu'un tremblement de terre (le "Big One") n'anéantisse la ville.
Par le collectif d'animation français H5.
Posté le 20 Décembre 2011